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 Combat Blanc - 8 janvier 2009

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Seth Cullen
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MessageSujet: Combat Blanc - 8 janvier 2009   Ven 22 Oct 2010 - 16:24

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Résumé

Alors que les élèves, universitaires comme collégiens, de Poudlard sont penchés sur leurs parchemins, une plume à la main pour tenter d'avoir de bonnes notes à leurs examens blancs, un étrange cortège pénètre dans l'enceinte du château.
Il est composé d'hommes détenant des armes résolument moldues qui avancent vers le château, alors qu'un groupe d'élèves masqués déjà dans l'école lancent les premiers sortilèges visant à immobiliser leurs camarades.
Les moldus prennent d'assaut Poudlard et tirent sur tout le monde, saccageant sans remords les lieux.
La bataille a commencé.


Evénements précédant le Combat Blanc

En mai 2008, les gazettes sorcières s'amusent des propos d'un Métamorphosis. Il assure être le fils caché de Juge Lara Impartial et vouloir prendre le contrôle de Poudlard University. Quelques jours plus tard, il est enfermé à Sainte-Mangouste pour démence.
Fin août, Sainte-Mangouste tremble suite à une grosse secousse et, quelques secondes plus tard, les alarmes rugissent dans l'hôpital sorcier. Les journaux ont conclu à un incendie mais il n'y eut pas la trace d'une flamme.
31 octobre. Quatre imposteurs ont réussi à pénétrer dans Poudlard lors des fêtes d'Halloween et on ne sait toujours pas ce qu'ils voulaient ni qui les envoyait. Le Ministère a ouvert une enquête mais les Aurors n'ont toujours rien concernant l'affaire.
23 décembre dans le Londres moldu, Piccadily Circus. Un attentat a lieu sur la place, où un fast-food explose littéralement. Les terroristes, aussi surprenant soit-il, sont aussi bien armés de baguettes magiques que d'armes à feu. L'incident cause des dizaines de morts et de nombreux blessés.
Jusqu'au mois de décembre, une personne dont on ne connait ni le nom ni le visage est parvenue à convaincre des gouvernements moldus, notamment les Etats-Unis, la Russie, l'Allemagne, ainsi que des pays de tous les continents, que les sorciers prévoient un jour ou l’autre d’éradiquer les moldus, comme Voldemort voulait le faire. Il parvient à les convaincre que les plus dangereux se trouvent à Poudlard, où il mène une armée de soldats. "Quelqu'un" a levé l'enchantement qui protège le château des moldus alors que les élèves sont en pleine épreuve des examens blancs...


Issue du combat

Le directeur Rosemont aidé des professeurs et du personnel met à l'abri les plus jeunes, de la première à la troisième année. La plupart des autres élèves se joignent spontanément aux universitaires qui ont pris les baguettes pour défendre famille, amis et école.
Finalement, l'Ombre met la Rose en sécurité et décide d'intervenir. Il se révèle ainsi être doté d'un immense pouvoir car tous les soldats moldus sont éliminés.
Le calme revint sur le château, bientôt suivi par une vague de tristesse. On compte de nombreux morts dans les deux camps et le Mur du Souvenir se voit forcé d'accueillir de nouveaux noms. Les examens reprennent finalement, sous la protection de l'Ombre.
On ne sait pas encore qui a engendré cette bataille ni pourquoi mais des années sombres sont à prévoir...


L'Ombre
La fin du Combat Blanc



A lire, précisions HJ : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Chronologie

- Fin Août 2008:

Un [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a lieu. Un incendie sans flammes. Que se cache-t-il derrière cet étrange accident ? Qui a semé la zizanie dans l'hôpital pour sorciers de Londres et, surtout, pourquoi ?

- Septembre 2008:

Rentrée de Poudlard.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] dans la Grande Salle.
Comme chaque année, le Directeur présente les nouveaux professeurs et fait procéder à la cérémonie de la répartition. Cependant, cette fois-ci, le vieux sage annonce la tenue d'une journée spéciale autour du Mur du Souvenir dont la construction l'année dernière est passée trop inaperçue à ses yeux.

- Octobre 2008:

Rentrée universitaire.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] procède au traditionnel discours de rentrée.
Il s'agit encore une fois d'un discours habituel présentant aux nouveaux venus les filières d'études supérieures ainsi que les maisons correspondantes. On procède également à une cérémonie de répartition qui voit chaque année se former de nouveaux groupes d'amis au-delà des antagonisme de maisons passés.
Mais cette année, comme Rosemont, la Rose a décidé de consacrer une partie de son discours au Mur du Souvenir.
En effet, entre les deux discours, les instances dirigeantes des eux établissements se sont mis d'accord pour fixer une date pour une visite obligatoire au Mur du Souvenir, et en faire ainsi une sorte de commémoration pour la mémoire des disparus de Poudlard.

- Le 10 Octobre 2008:

Nous sommes le jour de la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].
La Rose et l'Ombre sont là et procèdent au discours du souvenir devant un parterre d'étudiants silencieux. Le respect des mémoires interdit tout chuchotement de lui-même. Ceux qui veulent sont invités à prendre la parole pour parler de l'un de ces malheureux dont la photo se trouve accrochée au mur.

(écrit par Elinor)

- Le 31 Octobre 2008:
Lors de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], Poudlard a été infiltré par d'étranges personnages qui se sont fait passer pour des animateurs. Sir Bathory, Lucrèce, Casper The Brat et Ugly Jack étaient des imposteurs. Pour qui travaillent-ils ? Qui les a envoyé pour déstabiliser le château ?

Le 9 Novembre:

Cours d'études des moldus
Durant ce cours, les élèves seront éduqués à la technologie moldue et à ses bons et moins côtés. En janvier, tous se souviendront de ce premier cours...

- Le 23 Décembre 2008:

Un [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a eu lieu sur la célèbre place moldue Piccadily Circus de Londres.
Les terroristes sont un groupe de sorciers alliés à des moldus armés. Que font-ils ensemble et pourquoi ont-ils fait explosé ce fast-food et tué toutes ces personnes ? Quelque chose ne tourne pas rond.

- Le 8 Janvier 2009:

Trois professeurs discutent des derniers événements de l'actualité autour d'une tasse de thé. Ils sont en pause, [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] des examens blancs. Ils sont soudainement interrompus par un violent tremblement qui fait vibrer les murs.
Les barrières magiques qui protégeaient Poudlard ont été brisée on ne sait comment et des moldus armés accompagnés de sorciers masqués attaquent le château.
C'est le [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] qui apportera son lot de morts et de tristesse. Comment réagiront les élèves et le Ministère ?

- Avril 2009

La [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], à savoir Geegee Greenapple et Bereby Blueberry, remet les pieds à Poudlard, après en avoir été chassé en fin d'année dernière.
Que veulent-ils? Comment osent-ils? Qui les envoient ?



Comment le raconter? Je ne veux pas oublier pour respecter la mémoire de ceux qui ne se sont pas réveillés de ce cauchemar. Nous avons été séparés de nous, de nos rêves, de la réalité, de nos amis, de nos familles et du monde. Séparés et seuls.

Clarence O'Malley


Le soleil brille. Il fait froid. La fumée sort de nos bouches en un petit nuage de vapeur. Les oiseaux ne chantent pas. Ils se cachent. Où sont-il là dans la forêt qui borde l'école? Je suis, plus que d'ordinaire, incapable de les entendre.

Je ne les entends pas, c'est vrai. Il y a trop de bruit ailleurs. Une musique qui fait si mal...

Les perles d'argent sifflent dans les airs. La pluie de fer obscurcit le ciel bleu et s'abat dans la cour, transperce tout ce qu'elle peut de chair et de peau. La pluie se transforme en eau rouge qui coule, coule, coule sur nos robes noires, nos chemises blanches et le sol où qu'il s'étende sous nos pieds.

Puis la pluie entre dans les murs de l'école...

Les corps, lourds ou grêles, font le même bruit en tombant par terre. Je les entends. Paf... Paf... Le son s'additionne à l'aigüe sifflement des balles invisibles... ffffiu... fffiuuuu... je marche dans les couloirs... j'entends leurs moqueries... les balles murmurent qu'elles nous atteindront où que nous soyons. Elles viendront embrasser nos torses, nos jambes, nos épaules, nos bras... Je ferme les yeux sinon je vais vomir... près de mon pied, l'ancien capitaine de Serdaigle, son visage défiguré... nos figures aussi, elles embrasseront... la mélodie sépulcrale résonne dans Poudlard.

Je cours. Dans le tumulte du couloir, je cours. Je ne sais pas depuis combien de temps je cours. Je ne sais pas si je suis essoufflé, fatigué, paniqué... c'est trop d'un coup. Trop d'émotions, trop de pensées, mon cerveau reste branché sur les images et sur le son avec une passivité désarmante.

Pourtant, je cours toujours, je m'active. Ma baguette est un objet dérisoire face à tout ce métal.

Je cours sans faire la mise au point sur ce qui se passe par terre. McAdams nous a demandé d'amener les plus impuissants en lieu sûr. J'ai conduit les Serdaigle les plus jeunes de ma maison vers l'étage qui donne accès à la tour d'astronomie. Cet escalier a trop de marches, personne n'y montera... mes jambes, je ne les sens plus, ma tête ne transmet plus la douleur à mes membres.

Mon épaule saigne, je pense qu'un bout de métal s'est échoué dedans. Ca me lance mais je n'ai toujours pas mal.

Les voix qui accompagnent partout où je vais:


Clarence, je sais pas où est Mary, il faut que tu la retrouves et que tu la ramènes, maman va me gronder si Mary ne revient pas... s'il te plaît...

Dans la tour d'astronomie:

Clarence, s'il te plaît, est-ce que ça va bientôt finir? demande aussi une première année en larmes.

Je lui souris, je ne sais pas quoi répondre.
Japhet la prend dans ses bras et la serre contre elle ainsi qu'un autre petit bonhomme tout à côté d'eux. Elle leur parle et les rassure avec sérénité.

Puis, elle me dit:


Retournes-y, je t'attends... promets-moi que tu reviens?

Je hoche la tête sans parler.
Je lui promets la même chose à chaque fois que je regagne le dernier étage de la tour.
Elle me demande toujours:
promets-moi que tu reviens.
Selon ce qu'il se passe en bas et que je ramène dans mon regard, elle lit dans mes yeux le degré de conviction qui me pousse à lui répondre plus ou moins la vérité.

Mais je lui promets à chaque fois. Parce qu'à chaque fois, j'ai envie de remonter.

J'agis comme un automate. Mes émotions sont terrées dans mon membre vasculaire qui bat au ralenti... badam, badam... mais il bat.

Dernier voyage. Je ne m'aventure pas dans le grand hall ou dans la cour. Ce sont les endroits les plus chauds et je n'ai pas ce courage. Je voudrais l'avoir mais dans moi, l'envie et le besoin de retrouver Japhet est plus fort que le reste. Je me sens minable et inutile. Juste bon à transporter des enfants en lieu sûr, à jeter quelques sortilèges d'expulsion pour écarter ces personnes avant qu'elles prennent le temps de viser... il y a eu un moment, où ils ne prenaient même plus le temps d'armer ou de viser. Ils tirent dans le tas.

Puis, tout soudainement, un bruit sourd.
Je crois qu'on est perdu... je ne sais pas ce qu'il se passe. J'ai peur de ne pas avoir le temps de remonter vers Jah...

Après le bruit, un grand silence.

Tout le monde arrête de bouger. Hébété.


Depuis la cour, un cri désespéré de victoire. Puis un autre et encore un autre...

♣ C'est fini? ♣

Je n'arrive pas à y croire.
Je m'effondre sur le sol... près du corps de ce garçon à côté duquel je passais l'épreuve de sortilèges... je pleure.

Maintenant, j'ai mal à l'épaule. Je regarde ses yeux fermés sans oser toucher son pouls... parce que je sais déjà et je me demande combien sont morts.





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Dellamore Dellamorte
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Dernière édition par Seth Cullen le Ven 22 Oct 2010 - 16:45, édité 2 fois
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Seth Cullen
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MessageSujet: Re: Combat Blanc - 8 janvier 2009   Ven 22 Oct 2010 - 16:25

De toutes les réciprocités, l’amour est le plus friable. On rend ce qu’on obtient. Plus. A l’égal. Moins. Mais l’on rend toujours quelque chose. On le multiplie, le tait, le brise. Mais on ne l’ignore jamais. Il est le plus visible et le plus insoupçonnable, le plus recherché et le plus partagé des sentiments car nous sommes tous aptes à le détecter et à le ressentir et cela même sans présenter aucune forme d’intelligence. Aussi, le plus frustre des hommes peut-il éprouver l’état amoureux et engager, dans la folie qu’il suscite, plus d’imbécillités pour servir l’amour que son inintelligence originelle ne l’y avait accoutumé. Ainsi se concluent mes larmes.

Liam Cullen

L’anxiété d’avouer à l’avatar de la « ça » le plus enfoui de mes sentiments avaient déjà fait cortège à mes écoulement lacrymaux. Je n’en ai pas peu honte. Confier à un sale Epouventard ce qui constitue mon seul vrai secret ! Etais-je fou ma parole ? Si je le fus, mon crétinisme était incomparable à celui dans lequel je me noyai sous les balles. Voilà que je remettais ça et, dans mes bras, je ne tenais pas la copie mais l’originale.

Mais Merlin eut de la pitié pour moi. La « ça » était inconsciente. Nul témoin des sanglots et j’avais exactement trois minutes pour exulter et expulser tout aussi rapidement la faiblesse. Je ne m’en serais pas accordée une de plus.

Like a Star

- « Liam ! Emmène-la dans votre salle commune ! Je ne peux pas partir d’ici, tu comprends ? »

Oui. Liam comprenait. Qu’avait-on à craindre des balles quand on était déjà mort ? Seth serait plus utile en première ligne. Me coller Eden dans les bras pour la protéger pour la seconde fois me faisait montre d’une grande confiance que je ne comptais pas trahir. L’heure était trop grave. Oublie le vert, oublie le rouge, oublie la fille, elle n’est qu’une fille, pas La fille.

Pourtant, je me battis avec force et colère, sans courage excessif et démonstrations vaniteuses de magie. Les cours me revenaient en tête et j’esquivais les moldus avec une acuité qui m’était inconnue.

Je nous recouvris d’un sortilège de Désillusion pour courir sans être vu à travers les allées les plus dangereuses. Ca ne nous permettait pas d’éviter les balles mais nous n’étions pas cible.
Quand nous recouvrâmes notre corps, je désarmai toutes les personnes menaçantes grâce à de simples « Accio fusils. » Je fis disparaître l’impôt sur la violence d’un autre coup de baguette avant que les armes en trop grand nombre ne viennent nous frapper.
Ralentir l’ennemi en les cuisinant à l’Impedimenta.
Raffermir le bouclier magique pour constater qu’un Protego laissait passer les balles.

- « Dispareo revolvers ! Expulso ! Stupefix ! Petrificus Totalus ! Tiens, une plante ! Parmula ! Anima Planta ! Maxima Bombarda ! Collaporta ! Incendio !

Et des tests aussi :

- « Accio Jules Patine ! »
Jules traversa les airs et tomba à mes pieds.
- « Qu’est-ce que tu fous là, le mioche ? Tu veux devenir de la chair à moldu ! »
- « J’ai perdu mon frère !!! »

Je l’obligeai à me suivre aussi. Mais je ne pouvais pas porter deux personnes... Je fis descendre Eden et pris le deuxième année dans mes bras. Il enroula ses bras autour de mon cou et ses jambes autour de ma taille puis réclamait que nous retrouvions son frère :

- « Il s’appelle Cleveland... tu dois retrouver Cleveland ! Lâche-moi ! Lâche-moi sale méchant ! »

Il avait beau crier, sa peur l’agrippait à ma taille, contredisant toute tentative d’évasion de mon emprise. Il enfonçait sa tête dans mon cou où je sentais les larmes couler. Il me bavait sur la clavicule. Animalité émotionnelle qui m'aurait dégoûté en d'autres circonstances et que je ne relevai même pas dans cette course effrénée. La seule chose qui me troublait était le niveau sonore, sa peur contagieuse, son impuissance enfantine qui me renvoyait à la mienne. J’avais envie de lui gueuler de se la fermer. Il me stressait. Mais je le tenais plus fort que s’il fût mon propre frère, lequel, désormais, n’avait plus besoin de moi pour le protéger.

Un élève masqué nous barra la route vers les escaliers qui menaient vers ma salle commune. Je n’en revenais pas qu’autant de traitres pullulassent parmi nous. Je m’arrêtai net. Eden qui courait prestement derrière moi me rentra dedans. La tête chevelue du petit restreignait ma visibilité. Quand j’armai ma baguette, l’autre sorcier avait déjà envoyé un Doloris qui frappa Jules de plein fouet.

Jules cria. Il me tomba des bras. Son corps de tordit de douleur.

Je ne l’avais encore jamais fait et je n’aurais jamais cru que, aujourd'hui plus qu'un autre jour, le triste bénéficiaire en serait un sorcier : « Avada Kedavra. »

J’avais trop de haine. Je venais de tuer quelqu’un. Du moins, je le croyais... au même moment, une détonation avait fait vibrer notre coin de couloir. Le visage en larmes d’un jeune garçon de quinze ans apparut derrière le sorcier qui venait de tomber au sol. Instinctivement, même si je ne l’avais jamais lié à Jules auparavant, je reconnus Cleveland. Dans sa main gauche, il tenait sa baguette. Dans la droite, il tenait encore dressé devant lui un pistolet qu’il devait avoir ramassé aux pieds d’un moldu trépassé. Il avait tiré dans le dos du sorcier masqué.

Sur le sol, le corps de Jules avait cessé de trembler. Un professeur arriva, enflammé, blessé au visage et inquiet. Après un bref regard sur nos visages stupéfaits et sur la situation, il me demanda où j’allais :

- « Notre salle commune. J’emmène la Gryffondor... » dis-je farouchement pour amplifier le caractère irrévocable et sans concession de cette décision. Quoi qu’il me demande de faire à la place, la « ça » irait dans la salle commune.

Le professeur n’avait pas le temps de discuter. Il me baigna de conseils mais je ne sentais qu'un seul impératif derrière ses craintes : ne mourrez pas, les enfants.

Il se baissa et ramassa le corps sans vie de Jules. Il fit disparaître l’arme des mains de Cleveland qui s’enfonçait dans la douleur tyrannique d’avoir vu son petit frère crever sous ses yeux et d’avoir lui-même tué un être humain.

- « Faites attention, les salles communes regorgent de sorciers ayant retourné leur robe... la majorité sont des Serpentard », dit le professeur à regret en s’enfuyant avec les deux frères, protégeant le survivant plus que lui-même, à coups de sortilèges que je ne connaissais pas. Enfin éloigné de nous, discrètement pour n'interpeler l'attention de personne, il obstrua l'entrée des escaliers vers le sous-sols. Il nous sourit, à Eden et à moi, puis il continua de traverser le carnage du grand hall, claudiquant sur sa jambe droite trouée de plusieurs impactes de balles.

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Des Serpentard... des Serdaigle... des Poufsouffle... des Gryffondor... des nous autres... des sorciers... ils nous descendent comme des cannettes de bièraubeurre alignées sur un muret.

La nouvelle s’ajouta au fardeau.

Avant de repartir, je levai le masque du sorcier que Cleveland venait d’abattre. Mes prunelles se dilatèrent. Une fille. Catherine. Celle qui avait dit que j’étais un poison dont il fallait trouver l’antidote. Une Serpentard qui m’avait aidé à réviser le cours d’histoire sur Sir Rastaguay. Une jolie fille, un peu trop romantique, que j’avais d’abord repoussée. Un corps de rêve sous des allures d’enfant sage qui s’était donné sans contingence quand j’étais revenu sur mon choix. La pensée me figea. C’était la première fois que je voyais une de mes conquêtes... mortes.

Combien d’autres amis et combien d’autres amants se cachaient derrière ces masques ? Pourquoi ? Pourquoi s’allier avec les moldus ? Devais-je jumeler à mon aversion pour les moldus celle de ma propre caste ? Catherine n’avait pas hésité une seconde avant de brandir sa baguette sur moi... profitait-elle de ce siège pour régler ses histoires personnelles ? Se vengeait-elle de ce que je lui avais fait ? Si Jules n’avait pas bougé, je sais que j’aurais été sa cible directe.

A bout de forces et de constatations, je repris Eden par la main. Je m’étais quitté et agissais comme un pantin. Après la nouvelle, l’option salle commune des Serpentard était hors de propos. Je crois que c’est Eden qui, finalement, nous entraîna un peu n’importe où au hasard des sous-sols. Elle ne parlait pas. De toute façon, je n’avais aucune envie de savoir ce qu’elle avait à dire ou ce qu’elle pensait.

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Un nouvel obstacle nous barra la route. Ils étaient trois. J’eus plus de promptitude à nous en défaire. Eden aida avec bravoure avant de se faire projeter contre un mur. Ne lui dites jamais que je la trouvai brave.

Les trois sorciers étaient à terre sans que j’aie recours à des sortilèges Impardonnables. Je voulais de tout mon cœur qu’ils soient vivants quand l’heure de notre victoire sonnerait. Je voulais qu’ils trainent publiquement la honte de s’être retournés contre les leurs. Je ne doutai à aucun instant que nous sortirions vainqueurs de cette boucherie. Pas parce que nous étions meilleurs charcutiers mais parce que je ne pouvais pas supporter l’inverse.

Cette fois, je n’avais pas envie de savoir lesquels de mes amis se cachaient derrière ces masques. Je leur pris leur baguette après les avoir ficelé. J’allais me retourner vers la « ça » pour vérifier que tout allait bien pour elle... elle me tomba dans les bras. En tenant sa tête, je constatai que sous sa chevelure une petite plaie saignait. Juste assommée.

Je la repris dans mes bras et courus nous enfoncer dans un cachot que je fermai magiquement. Malgré la profondeur des ténèbres où je me trouvais, on entendait les balles vriller l’air, les cris et les pas. La cohue était partout et s’étalait en tartine d’hémoglobine sur le long et sur le large de notre puissante école... jusqu’au silence qui vint réformer notre enfer.

Mes larmes avaient séché. J'attendais Seth que l'odeur du sang d'Eden ne tarderait pas à guider les pas vers nous pour nous retrouver.

L'attendant, je repensai seulement aux formes perturbées qu’ensevelissait l’amour. L’amour de sa famille, de ses élèves, de ses idéaux, de ses conquêtes... l’amour dingue qui faisait traverser un château d’éclats de haine pour mettre à l’abri la muse de tous nos cauchemars.





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MessageSujet: Re: Combat Blanc - 8 janvier 2009   Ven 22 Oct 2010 - 16:25

J’essaye encore et encore, mon amour, j’essaye tout ce que je peux pourtant je meurs tous les jours. Je suis tel qu’on m’a fait mais je ne suis pas qu’une pierre. Je suis amas de particules inconnues, rebutées et vomies par les hommes. Je suis pourriture qui dégénère encore. Je suis le moisi sous l’écorce d’un chêne, l'imperfection sur le visage de la Beauté, la maladie même du fléau. Si l’infection se répand puisse-t-elle dans mes baisers ne jamais te contaminer. Mon cœur est poli dans un marbre désabusé, il survivra aux coups que je lui ai donnés.

Seth Cullen


La meute. Le chef des loups n’abandonne pas sa meute sans délivrer ses dernières ordonnances. Il a prévu. Il a senti. Il savait ce qu'il allait se passer. Il a tout planifié sauf le carnage final. Mais, quoi qu'il advienne, quand tout sera fini et qu’ils ne seront plus séparés, tout devra redevenir comme avant. C’est un ordre et je compte bien le faire appliquer au Destin.

Je n’ai jamais aimé décider. S’imposer aux autres ou leur imposer sa volonté m’a toujours été d’un prosaïsme nauséabond. Il faut savoir revenir sur ce que nous sommes ou croyons être en certaines occasions.

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L’épreuve écrite se passe. J’ai terminé depuis des lustres pourtant, je ne sors pas. Je compte les tic-tac de l’horloge en les ponctuant de petits coups sur le bois de ma table. Ca ne manque pas d’agacer prodigieusement mon voisin qui transpire comme un bœuf. L’épreuve lui est laborieuse. En regardant par-dessus son épaule, j’ai décompté plus de sept sottises, trois maladresses, trente deux fautes d’orthographe et pas loin de dix mauvaises réponses. Il soupire lourdement en se pressant les oreilles pour étouffer les tapotements de mon index. Il voudrait que je cesse. Son soupir n’attise que mon sadisme. Je continue. S’il savait comme ses piètres efforts ne servent à rien. S’il se doutait que dans très exactement dix secondes, cette épreuve serait le cadet de ses soucis.

    10... ils sont devant les grilles, personne ne les voit encore...
    9... un homme désenchante Poudlard et le leur rend visible...
    8... ils avancent en courant en direction du parc et de la cour...
    7... quelqu’un les aperçoit par la fenêtre d’un bâtiment...
    6... ils avancent toujours... ils sont des centaines...
    5... quelqu’un crie, mais nous sommes bien trop loin pour l’entendre...
    4... ils cernent déjà la cour et arment leurs fusils...
    3... les cris se répercutent dans l’école, les profs s’affolent et courent bloquer l'entrée par le hall...
    2... la rumeur se propage, on entend les élèves murmurer hébétés...
    1... les premiers coups fusillent la porte du hall.
    0... une explosion. Le chaos commence. Quelqu’un vient de mourir.


Je me lève d’un coup et disparais de ma chaise. Mon voisin regarde le vide que j’ai laissé. Il me cherche un moment du regard mais il ne me trouvera pas. Il sera très vite occupé à sauver sa peau des griffes de son autre voisin qui brandira sa baguette sur lui et qu’il repoussera malgré son hébétude. Il sera aussi bon en défense contre les forces du mal qu’il était mauvais en botanique.

Deux allées devant moi, avant qu’elle ne puisse même comprendre ce qu’il se passe, j’ai subtilisé de sa chaise la seule raison qui m’a poussée à m’inscrire aux épreuves de botanique que j’abhorre. Isis Kitlee.

Ca ne manque pas... le contact me soulève le cœur. J’éprouve immédiatement la sensation de malaise et de dégoût que m’inflige tout contact avec un autre être humain. S’il est possible de l'imaginer, je blêmis plus que d’habitude. Mon estomac se retourne mais je ne la lâcherai pas.

Tenue fermement dans mes bras auxquels la vitesse la pousse à s’accrocher sans savoir ce que je suis, je traverse le château jusqu’à la salle où se trouvent Clarence et Japhet. Je dépose Isis dans un placard à balais qui se trouve en face et m’empresse de l’y enfermer sans aucun remords. Je prends une grosse bouffée d’air et m’adosse un instant au débarras pour reprendre mes esprits, des forces et ma stature.

Je l’entends frapper en criant qu’on la laisse sortir de là. Elle ne trouve pas la blague très drôle, dit-elle, et elle ordonne qu’on la ramène, elle n’a pas fini son épreuve ! Elle couine que c’est infesté de bestioles infâmes et que ça chlingue. Elle gerbe une décharge d’insultes qui ne me paraissent pas digne d’une future Iccam. Elle jure que si elle retrouve le troll qui lui a fait ça, elle l’émasculera sans somation. A bout de nerfs, elle veut savoir ce qu’il se passe. Elle ne saura rien. J’ai bien eu la consigne d’éviter à tout prix qu’elle ne voie une seule image violente ou intolérable qui pourrait réveiller sa parcelle. Je ne sais pas ce que c’est et je ne suis pas curieux de le savoir. J’obéis. C’était le prix à payer pour garder la tête sur les épaules.

Après avoir récupéré quelques minutes, je me relève, me tourne face au réduit et d'un coup de baguette j'insonorise ce cube de bois et le verbiage de Princesse Gros Mots.

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D’un pas normal mais précipité, j’atteins la salle des épreuves de Clarence et Japhet. J’aboie à ce dernier d’amener Japhet en haut de la tour d’astronomie dont l’entrée se trouve au bout de leur couloir. Le professeur McAdams déboule au même moment et impose quant à elle que chaque élève de sixième et de septième année regroupe, mette en lieu sûr et veille sur les plus jeunes.

D’un regard entendu, nous nous séparons. C'est le moment de croire en Clarence au-delà de ses capacités de leadership. Le loup disperse la meute.
J’embrasse ma sœur :

- Je ne peux pas rester...
- Je sais, dit-elle sagement. Va. Tu trouveras Liam est juste à côté... il était en Sortilèges.

Je disparais encore. Passant le long de la rampe d'un escalier, j'entends, en bas, que la porte du hall a cédé. Les fourmis armées pénètrent un peu partout et tirent sur tout ce qui porte une robe de sorcier et qui n’est pas masqué. Vite, le temps presse. Liam... Eden...
Sur mon chemin, je bouscule sans retenue deux sorciers masqués qui menaçaient un Poufsouffle tétanisé de peur. Ce contact, même furtif... Envie de vomir. Encore. Me rendre malade pour la juste cause. Horrible.

Ils valsent dans le décor devant les yeux exorbités de mon camarade :

- File ! lui crie-je, dans la salle d’à côté, Clarence rassemble les élèves pour les emmener dans la tour d’astronomie. Tu y vas et tu ne redescends pas.

Il agite la tête et s’en va en courant.
Avant que les premiers relents de sang m’arrivent aux narines et que j’en perde la tête, je dois retrouver Victoria, Liam et Eden...

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MessageSujet: Re: Combat Blanc - 8 janvier 2009   Ven 22 Oct 2010 - 16:26

Quand je lui mets la main dessus, mon frère se bat déjà contre quelques traîtres. L’image me rend fier... je me gronde d’avoir cru que je le trouverais plutôt en train de sauver sa propre tête... ou de s’envoyer en l’air sous prétexte qu’il valait mieux ça que de mourir sans faire l’amour une dernière fois. Certes, il ne défend que lui... mais il ne fuit pas et ne fait pas pire...

Arrivé à ses côtés, je le seconde dans la proscription du groupe de sorciers masqués qui a envahi sa salle d’examen. Tout en nous battant côté à côte, j’essaye de le convaincre :

- Liam... je dois retrouver Eden... expulso ! mais j’ai quelque chose d’autre faire après... protego ! levicorpus ! aaaaaaah ! - mais quel pot de glue celui-là ! - IMPEDIMENTA ! il faudra que tu la mettes en lieu sûr... oppugno ! Car je ne pourrai pas le faire...

Les sorciers masqués se regroupent et nous font face. L'union doit faire la force. Nous ne sommes que deux... battre en retraite. Liam, sur ses gardes mais l'oreille attentive à ce que je lui demande, ne dit rien mais me regarde étrangement. Il y a des choses qu'il voudrait me dire, peut-être qu'il aimerait objecter mais il ne le fait pas.

- Rendez-vous en bas, au premier, lui dis-je en reculant toujours. Il me suit, sous la pression des autres sorciers qui nous tiennent au respect, et recule lui aussi vers la porte de sortie. Nous ne les battrons pas tous. Nous devons fuir.

Une fois encore, je file à toute allure, trouvant Eden un étage en dessous, en train d’affronter un moldu qu’elle a désarmé je ne sais comment et qu’elle tabasse à coup de cartable et à coups de pieds. Sa baguette git un peu plus loin tout comme l'arme du moldu. Ses bras sont couverts de griffures et elle s'acharne comme une folle jusqu'à ce que son ennemi s'éffondre au sol. Il doit faire deux têtes de plus qu'elle.

J'approche. Elle pleure ou elle rit ? Quand je la prends par les épaules pour la ramener à moi, je n’arrive pas le dire. Je la calme en la prenant dans mes bras. Je baise sa bouche tendrement et je voudrais tant avoir le temps de lui jurer mille choses. Je ne lui fais promettre que d’obéir à Liam. Elle masque. Il en est hors de question. A l'ordre du jour des excuses et arguments : les mots "préfète" "Liam" "se battre" "Salle commune" "mourir" "rester avec moi."

- Seth ! Il va se servir de moi comme bouclier humain ! Je me débrouille très bien toute seule !

Oui, mais moi, je ne veux pas le savoir... je la prends sur mon dos et la ramène de force à l’étage inférieur où je suis censé retrouver Liam.

Arrivés. Elle me frappe mais ne gagne qu’une luxation du poignet.

- Laisse-moi descendre, Cullen ! Je ne suis pas en porcelaine ! Je peux aider ! Lâche-moi !

L’ambiance se corse autour de nous. Les balles fusent... Eden dégaine sa baguette et me jette un oeil inquiet. Je pense à Isis enfermée dans le placard à balai... je ne peux plus traîner.

- Et Victoria ?
- Franchement, me dit Liam, j’ai plus peur pour les moldus et les traitres qu’elle va croiser que pour elle...

J’espère qu’il dit vrai. Il a toujours eu une telle confiance dans le potentiel de Victoria que l’urgence additionnée à sa foi me convainc.

- Liam ! Emmène-la dans votre salle commune ! dis-je en parlant d’Eden. Je ne peux pas partir d’ici, tu comprends ?

Il hoche la tête. Nous regardons tous les trois par-dessus la balustrade de l’escalier. Ca craint en bas.

- Tu es sûr que ça va aller ?
veux-je m'assurer.

Il me fait un clin d’œil assorti d’un sourire confiant mais j’entends son cœur battre la chamade.

- Prenez les couloirs de l’aile ouest... ils sont encore libres... je sais que ça va bien se passer. Je vous retrouve aux sous-sols quand c’est terminé. Eden, tête de mule, je t’aime.
- Pourquoi tu me laisses alors ? fait-elle rageusement. Pourquoi tu me laisses avec lui ?
- Parce que dans quelques minutes, j’aurais dix fois plus confiance en lui qu’en moi... le sang va couler... je ne peux pas partir... je ne sais pas comment je vais réagir... et je ne veux pas être à côté de toi quand ça arrivera.

Elle comprend... enfin, je crois. Je l’embrasse :

- Tu as interdiction de mourir.
- D’accord... toi aussi.


On se fait de drôles de promesses quand on a peur.

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Devant le placard à balais, j’ouvre. Je place immédiatement et sans réfléchir mes deux mains sur ses oreilles alors qu’Isis s’en expulse à bout de souffle. Je ne sais pas si c’est un réflexe mais elle me met une gifle puis m’inflige autant de coups qu’elle peut. Mes mains font toujours barrage aux cris et aux balles qui vrombissent au-delà du cagibi. Comme Eden, elle se fait plus mal à elle-même qu’elle ne me blesse moi. Elle regarde sa main étonnée et arrête de me frapper. Ca ne sert à rien. Le contact froid de ma peau ? Ca l'étonne. Sa rigidité ? Ca la met en garde.

Je suis accroupie devant elle, appuyé sur un genou et la regarde sans broncher. Elle me décortique des pieds à la tête comprenant qu’il se passe quelque chose de grave, alors elle arrête de hurler quelques instants puis elle se rend compte que mes deux mains sont sur elle. Elle me regarde perplexe mais la situation est tellement insolite qu’elle ne fait pas un geste.
Et puis, aussi, je la touche, quoi... Seth Cullen touche.

- Seth… nom d’une pisse de troll, qu’est-ce que tu fous ?
me demande-t-elle.

A quoi bon répondre, elle ne m’entendra pas. Je sens qu’elle essaye de se dégager mais le geste est vain. Elle commence à paniquer. Etre la proie de quelqu’un n’était pas un sentiment rassurant qui laisserait sa parcelle endormie. Une glissade de vampire et nous nous retrouvons tous les deux enfermés dans le placard. Je retire enfin mes mains puisque le cagibi est insonorisé.

- Sale abruti de troll, à quoi tu joues ? Tu sais qui m’a enfermé ici ? C’est toi ? Nom d’une goule, répond-moi !!!

J’opine du chef. Elle se calme. Au moins, connaît-elle l'identité de la personne qu’elle allait écarteler. Ca la soulage.

- Je vais devoir rester cloîtrer ici encore combien de temps ? Si je demande pourquoi, tu me répondras ? Je présume que non. C’est ça. A part me rendre dingue, on peut savoir ce qui te prend, Cullen !

Pas de réponse.

- Tu me veux du mal ?
- Non. Pas du tout... il faut que tu me fasses confiance et je t’expliquerai plus tard. Je te le promets.

Oh, la belle promesse que je ne tiendrai jamais.

Dans ses yeux défilent un nuage épais de questionnements et de plaintes qu’elle n’ose toutefois pas libérer. A mon intonation, elle sait que ça ne servirait à rien de continuer de s’énerver. Elle ne veut pas voir apparaître les effets de sa parcelle. Alors, elle se calme et cesse de m’agresser.

- Dans ce cas là, qu’est ce qu’on fait ?

- Toi, rien... moi, je vais sortir d’ici mais je vais revenir très vite...

Cette promesse ci, je la tiendrai.

Le sang, malgré la prison, commence à me monter à la tête. Ca y est. Je ne suis plus une protection pour elle... je suis un danger. Je dois partir.

- Je sais que c’est bizarre mais tu comprendras bientôt... Alors, tu m’en voudras beaucoup... mais peut-être qu’un jour, dans quelques années, si tu te souviens de ce jour, tu m’auras pardonné.
- Trop tard, tu es déjà sur ma liste noire. Tu as même détrôné De Lansley, c’est un grand honneur. Sache que je ne pensais pas cet exploit possible... et surtout pas par toi.
- Je suis honoré, ris-je.

Elle fronce. Mon impatience de quitter le cagibi doit se lire dans mon regard. Elle accepte de mauvaises grâce de me libérer sans savoir vers quoi je dois aller et ce qu’il me coûte d’y aller.

- Tu pars… maintenant ?
- Oui.
- …. Hum… tu reviens vite ?
- Oui, à tout de suite.

Je lui colle le baladeur de Victoria sur les oreilles et fais partir la musique en souriant. Ce matin, sans lui donner de raison, j'ai emprunté le lecteur MP3 sauce sorcier de ma cousine. Je ne savais pas encore que je m'en servirai pour ça, c'était initialement pour passer le temps en attendant le début de la bataille et oublier mes idées noires.

Je ressors de là en fermant la porte à clé derrière moi.

La porte se boucle sur elle. Je la laisse avec la musique et une panoplie de questions et des réponses qu’elle n'aurait pas tout de suite pour la plupart. Elle aurait voulu que je reste dans sa prison à balais avec elle. Je comprends que ça ne doit pas être évident. Elle ne désire pas rester seule, dans le noir, sans rien entendre du dehors. Elle se serait bien éclipsée mais sans sa baguette, ça corsait l'affaire. C’est le comble pour une sorcière de ne pas avoir sa baguette, n'est-ce pas ? Il faudra que je pense à la lui rendre quand je reviendrai la sortir de là.

Isis, elle, ne désire qu’une chose : savoir ce qui se passe derrière son enclos. Son imagination marche à plein régime mais jamais elle pourrait se douter que des centaines de moldus envahissent le château et tuent sans état d’âme de tous jeunes sorciers. Tout comme elle n’a pas encore idée que si je suis parti, ce n’était pas pour l’angoisser encore plus mais pour la protéger.

Malgré tout, sa parcelle menace de se réveiller. Son angoisse l’a mise en garde. Alors, Isis reste sagement dans son espace de vie et écoute la play liste d’une personne dont elle trouve qu'elle a de bons goûts musicaux, tout en faisant la conversation à un balai brosse et à une serpillère.

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MessageSujet: Re: Combat Blanc - 8 janvier 2009   Ven 22 Oct 2010 - 16:29

Ici coule le sang et je perds la raison.
Sang d’enfant, sang d’adulte, sang d’humain répandu partout. Sang que l’instinct me pousse à vouloir posséder. Je savais que je passerais par-là... pour tout avouer et être honnête, je le savais et je l’espérais.

J’attendais patiemment.


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Je me suis endormi dans le train de nuit.
J’ai loupé mon arrêt et je me suis encore promené.
Pourquoi voudrais-je te revoir maintenant ?
Pour tout arranger ? Nous réconcilier d’une façon ou d’une autre ?

Bébé, je vais essayer encore, essayer de nouveau
Bébé, je meurs chaque nuit, chaque fois

Ce que j’étais n’était pas ce que je suis
J’aimerais revenir... mais je ne sais pas si je peux…

Cependant, je vais essayer, essayer encore, essayer de nouveau
Bébé, je meurs chaque nuit, chaque fois

Mais je suis comme que je suis
Je ne suis pas une pierre, je suis juste un homme
Déposez vos armes et j’abaisserai les miennes
Cueillons le temps que nous avons perdu

Dieu, si seulement tu pouvais me voir là
Tu viendrais me chercher et tu remettrais tout en ordre.

Bébé, je vais essayer encore, essayer de nouveau
Bébé, je meurs chaque nuit, chaque fois


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« A mon impatience, s’ajouta la honte de mon impatience. La procession dévoyée de mes appétences les plus lugubres traversa ma tête et ma langue cependant que je plongeais mes canines dans le poignet du premier humain que je tuai. L'écœurement du contact physique confronté à la soif avide créait un jeu d'attirance et de répulsion qui me faisait prendre moins que ce que j'aurais pu si j'avais été un vampire comme les autres. Mais la concupiscence était là malgré tout.

Séparé de mon amour. Séparé de ma raison.

Ce fut jouissance incommensurable et libération inégalable. Ce qui me tenait lieu d’âme avait sans doute disparu, bouffé par le plaisir que je ressentis en ne trouvant rien d’autre pour défendre mes pairs que le meurtre froid et répétitif de tous les moldus que je croisai l’arme au poing.

Je fus belliqueux et impitoyable. Plus je buvais, plus j’avais soif.
Mais pour preuve que j’avais encore un peu de raison, jamais je ne commis un seul assassinat si je n’étais pas sûr d’être seul face à mes proies et que ces mêmes proies eussent eu quelque chose à se reprocher.
Ils n’étaient que des animaux loqueteux et j’étais le plus dangereux de leurs prédateurs.

J’éprouvais un plaisir sanguinaire incomparable aux chasses quasi hygiéniques auxquelles je m'adonnais habituellement pour survivre.

Le plaisir était décuplé quand ma proie essayait de fuir. La traque ajoutait à la jubilation de tremper mes crocs dans du sang frais et humain. Je n’y avais jamais goûté auparavant et le nectar me rendait plus fort, je le sentais et plus ivre.
Je devins plus cruel à chaque gorgée car plus avide et plus affranchi de toute morale. J’inventais de nouvelles façons de tuer et perfectionnais les pièges que je tendais. La façon dont j’allais anéantir l’ennemi devenait plus sophistiquée et plus capricieuse.


- Combien as-tu tué de sorciers ? demandai-je charmeur à une jeune fille moldue qui venait de me tirer deux coups dans la poitrine.

Tremblante, elle ne répondait pas et continuait de décharger son canon dans mon thorax. Chaque coup me meurtrissait. Du sang, autant de sang, pouvait émerger de moi. La stupéfaction m’abreuva d’un vif plaisir bien que je me pliai sous la douleur. J’adorais cette douleur car je ne l’avais plus ressenti depuis longtemps... elle me donnait l’illusion d’être un être vivant. Plus j’avais mal et plus j’étais exalté.

Ma chemise blanche étendait les tâches en absorbant mon sang. Un rouge presque noir.

Je sautai à la gorge de la jeune moldue pour lui demander à nouveau :

- Combien-as-tu-tué-de-sorciers-aujourd’hui ? réponds-moi et je te laisse partir.

Sous la pression de ma main sur sa gorge, paniquée, elle essayait d’articuler. Moi, je me débattis contre ma répugnance en ne me focalisant que sur l'odeur enchanteresse de cette femme :


- Di..di...dix... pas plus...
- Un c’est trop. Dix, c'est énorme. On ne tue pas quand on est humain.
- P-parce que t-t-toi... tu... tu es quoi ?
- Je ne sais pas... je ne sais vraiment pas,
souris-je guidé par la soif. Je suis désolé. Je n’arrive pas à te laisser partir... De toute façon, si ça n’est pas moi qui te prends la vie, ça sera Umbrès.
- Q-q-qui ?
s'agitait-elle pathétiquement pour que je la laisse partir.

Elle n’entendit pas ma réponse car mes lèvres l’embrassèrent dans le cou et j’aspirai son sang en me retenant d’aller jusqu’à la lie pour ne pas la transformer.


- Umbrès... « Tuez une seule personne, vous êtes un assassin. Tuez-en dix, vous êtes un serial killer... abattez-en 1000 d’un coup et vous êtes un héros. » Infect.

Je fus arrêté par Noah qui me sauta dessus.

- Seth ! Arrête ! Arrête !

Je me relevai du corps de la moldue.

- Où est ma marraine ?

- En haut, elle va bien... Je n’ai pas pu résister au sang, Noah... je suis désolé...

Le Serpentard s’approcha avec compassion et me prit dans ses bras pour me montrer que je ne le goûtais pas. J’acceptais l’étreinte impassible. Moi, je me dégoûtais.


- Tu as pris des sorciers ? s’inquiéta-t-il en me relâchant.
- Non. J’ai aussi évité les moldus qui n’avaient pas tué. Mais c’est impardonnable... C’est un massacre quand même.
- Oui. C'est un massacre. Mais c'est ta nature. Ecoute, Seth, retourne voir Isis... ça y est, L’Ombre est intervenu.
- Combien de temps ça a duré ?
- Même pas vingt minutes...
- Pourquoi n’est-il pas intervenu plus tôt ? critiquai-je.
- Il devait mettre la Rose à l’abri... J’ai essayé de le trouver, de le prévenir et de repérer le Calice avant qu’il le vole mais impossible de trouver qui que ce soit... je ne sais même pas à quoi ça ressemble un Calice. Par contre, j’ai réussi à sauver Sacha. La Résistance est assurée.
- Il ne se doute de rien ?
- Si. Il savait déjà... je ne sais pas comment... bon, on en reparle plus tard. Va chercher Isis, conseilla-t-il.

- Dans cet état ?

Noah m’observa. La chemise ensanglantée et trouée. Les prunelles auburn. Le visage transfiguré par la grâce des vampires qui ont cédé au sang humain.

- Non... effectivement, tu ne peux pas retourner la voir dans cet état.

Je lui donnai l’étage, le couloir et la baguette d'Isis mais je me remis en question au dernier moment :


- Je dois y aller avec toi... j’ai promis. Je ne resterai pas longtemps, juste ce qu’il faut pour qu’elle sache que j’ai tenu ma promesse.

Noah accepta. Il grimpa sur mon dos et nous traversâmes toute l’école à folle vitesse.

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J’ouvris. Isis était sagement assise.

- C'est fini. Maintenant, Isis, je vais te laisser. Caleb va t’accompagner à l’infirmerie.
- Caleb ? C’est quoi cette histoire encore !! C’est…

Isis avait arrêté de pester quand elle posa les yeux sur moi. Elle se leva dans l’espace exigüe et tendit une main vers moi que cette fois-ci j'évitai.

- Seth… qu’est ce que tu as ? Tu es blessé ? Tu as vu tout le sang… Tu dois aller à l’infirmerie, pas moi. Je n’ai rien.
- Non, ça va... ce n’est pas mon sang, mentis-je. Je disparus après un dernier sourire désolé après avoir récupéré le lecteur MP3 de Vic.

J’avais bouché les oreilles d’Isis pour que les plaintes et la guerre ne montent pas jusqu’à elle. Afin de l’entraîner jusqu’à l’infirmerie sans qu'elle voie encore l'école dévastée, Noah dût recourir lui aussi à un stratagème. Après de longues négociations, il lui demanda de marcher devant, pendant qu’il serait derrière elle, les mains bâillonnant ses yeux.

- Un jour, Egon t’expliquera, confia-t-il mystérieux face à l’air bougon de la Poufsouffle qu’il abandonna aux portes de l’infirmerie.

Il avait prit soin d’écrire à la tutrice d’Isis pour qu’elle vienne s’en occuper en cas de crise au moment où elle se rendrait compte de l’affreuse réalité. Madame Piterski allait certainement arriver d’une minute à l’autre.

Quant à moi, je n’eus pas besoin de me boucher les narines pour traverser le champ de cadavres et de sang. J’étais rassasié. La désolation dans laquelle l’école était plongée me laissa froid car je ressentis, plus fort que l'horreur, la honte d’avoir largement participé au carnage. Toute réaction de ma part aurait été hypocrite.

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Je retrouvai Eden et Liam après m’être changé. Ils étaient enfermés dans un cachot. Liam comprit aussitôt en me voyant que ma vie ne serait plus jamais la même. Il eut l'obligeance de ne pas me demander comment ça s'était passé. J'eus celle d'imiter sa discrétion.

Il tenait Eden dans ses bras, me rassura. Elle était juste évanouie :


- C’est une blessure qui va passer, dit-il en recouvrant la plaie de sa main pour empêcher l’odeur d’arriver jusqu’à mes narines de peur que mes envies criminelles ne soient ravivées. Il cacha aussi dans sa réplique, une formule discrète qui disait que mes blessures ne passeraient pas aussi facilement.

C’est lui qui la porta jusqu’aux portes de sa salle commune des Gryffondor. Nous marchâmes tous les deux en silence dans le dépotoir macabre de Poudlard où chacun commençait à relever les corps, rassembler les blessés et pleurer ses pertes.

Japhet et Clarence nous rejoignirent par hasard à l'étage des Gryffondor. J’aurais donné une autre de mes vies pour effacer du regard de ma sœur l’effroi qui la saisit quand elle regarda mon nouveau visage et mes yeux. Ils avaient beau être resplendissant, personne n'ignorait quel avait été le prix de cette funeste beauté.

Je compris que je ne pouvais pas me présenter comme ça devant Eden si elle se réveillait. Il fallait fuir quelques jours, le temps que les séquelles s’effacent :

- Dites-lui que j’ai dû fuir le château à cause de l’odeur du sang.
- Tu reviens quand ? demanda Jah, concernée.
- Une semaine, deux... pas plus j’espère...
- Seth... ça va ?
- Oui.

Le pire est que je ne mentais pas. »





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Dernière édition par Seth Cullen le Ven 22 Oct 2010 - 16:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Combat Blanc - 8 janvier 2009   Ven 22 Oct 2010 - 16:35



Sacha de Lansley
Noah de Lansley


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- Dégage de là, morpion. Et arrête de me coller au caleçon comme ça.
- Je peux me battre aussi!
- Je sais.
- Alors pourquoi tu me traites comme un gosse?
- Parce qu'il me semble que tu es mon gosse.

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- Tu me suis encore. Je dois m'être mal exprimé. Attends, je recommence. Hum. Dé-gage.
- C'est toi qui m'as donné l'ordre de le faire.
- Jamais.
- Si, dans le futur je veux dire...
- Je suis une poule mouillé qui a besoin d'être chaperonné par son propre fils dans le futur?
- Non... tu es plus sage. C'est tout. Mais là, t'es buté! Bouse! Je m'attendais pas à ça...

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Manoue.
Ca craint ici... Je voudrais que tu embrasses Noah pour moi.
Dis-lui que c'est un bon gars. Il comprendra plus tard.
Je vous... enfin. T'as compris.
Sacha


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- Papaaaaaa! Mais résidu de cloporte! Relâche-moi!!!!!
- Non.
- Va pas le chercher, s'il te plaît! N'essaye pas! N'essaye pas! Je ne sais pas comment tu l'as appris mais tu ne dois pas essayer de l'arrêter!!
- Il a fait exécuter toute la famille Abbercomby. Je ne peux pas laisser passer.
- N'essaye pas! N'essaye pas, je t'en prie! Tu dois éviter d'y aller!
- Tu m'oppresses, gamin. Je t'ai élevé n'importe comment.
- Non... c'est toi qui m'as dit de jamais lâcher.
- C'était un jour où j'étais con.
"Papa..."
- Tu pleures?
- Non...
- Si. Tu pleures.
"Tu as peur?"
"Oui."
"Pour moi?"
"Oui."
- Faut pas.
"Si... j'en ai vu des versions différentes du futur...
et celle où t'es pas là, c'est une catastrophe...
J'ai sacrifié maman pour ça, pour revenir, pour sauver tout le monde,
alors t'as pas le droit de faire tout capoter et d'y aller.
Si tu y vas, tu reviendras pas..."

- Mais quand je t'ai dis de ne pas lâcher, je voulais dire quoi exactement? Je voulais parler des autres, pas de moi.
- PAPA!! Arrête de faire le con!
- C'est pas une manière de parler à son paternel ça. Je reviens.
- Papa!!!!! Relâche-moi où je l'utilise!

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"Espèce de troll."
"Tu m'as cherché."
"C'est un manque élémentaire de respect d'attacher son père par les pieds."
"Je me ferai excuser plus tard.
Promis, en échange, je revendrai pas les tableaux de grand-père en troisième année."

"Tu as revendu les tableaux d'Anthony?"
- Je voulais de l'argent pour inviter Nina à la Foire Annuelle.
- Et, ça s'est bien passé avec... Nina?
- Oui, oui. Ca lui a fait plaisir.
"C'est bien."
- Revends donc les tableaux de ton grand-père. Ils sont laids de toute façon. Pas celui du couloir menant à la salle de bains du troisième par contre.
"J'ai caché les lettres d'amour de June derrière. Charlotte va me tuer si elle tombe dessus."
"Mince, j'en avais tiré un bon prix de celui-là."
"Revends le tableau et change les lettres de place. Bref, détache-moi sinon je te ferai passer toute envie de Foire Annuelle."
- Ca, je peux pas, 'Pa.
- Je dois rester combien de temps comme ça?
- Un peu plus de dix minutes...

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- Tu m'as menti!
- Je ne sais faire que ça. J'en dégage d'ailleurs une assez grande satisfaction.
- Où tu vas?
- Tu m'as fait rater le grand méchant mais il y a encore des personnes que je peux faire transplaner ailleurs. A Sainte-Mangouste. Aider à l'infirmerie.
- Oui... ne fais rien de dingue. Et... pour Sullivan McAlistair, c'est trop tard... il a décidé lui-même de ne pas revenir.
- McAlistair est...
- Oui. Mort. Il veut errer en Myr pour protéger l'âme de sa copine.
- J'y vais.
- Héééé! Tu me libères pas?
- Non. Pas envie. C'est pour les dix minutes de ton petit sortilège de magie verte. Et coupe-toi les cheveux. Tu me ressembles trop comme ça. C'est troublant.
- Papaaaaa! Je sais pas défaire les sortilèges de magie noire!!!
- Tu trouveras une façon. Les chiens ne font pas des chats. C'est un bon entraînement.
- Reviens!!!!! Rhoooo! L'enfoiré!
- Moi aussi, je t'aime, fils.

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Mim'
Journée déprime.
Journée sanglante.
Qu'est-il arrivé?
Pourquoi?
Crevé. Besoin de toi.
Plus de mots pour parler.
Je t'aime.
Sacha





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