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 Seven days

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Adel Iscarioth
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MessageSujet: Seven days   Ven 7 Mar 2008 - 20:51

Day One



Nous rentrons à l’apparte. Adrian et Win l’ont encore laissé dans un état misérable. Avant de vivre avec eux, je n’avais jamais été aussi maniaque. J’étais une personne plutôt ordonnée maintenant ça confine à l’obsession. Trois coups de baguette. Pendant mon ménage accéléré - j’ai tout balancé en tas au milieu de la chambre de ma sœur - je fais attendre ma miss dans le couloir de cet immeuble de huit étages où nous sommes au sixième. On a un ascenseur. Heureusement.

* Un jour, il faudra que je lui raconte le déménagement. Epique. *


Je la fais entrer. Tout est clean et normal, sauf le canapé rose. Je roule des yeux en la regardant. Désolé, lui dis-je dans un silence. C’est pas de ma faute si mon coloc a des goûts de chiottes.

- Pose tes affaires, lui-dis-je.

Je l’aide. Retire son manteau, le pend avec son écharpe et son bonnet.
Elle marche à deux à l’heure avec son bas du dos enflammé. Ca me fait sourire. Deux à l’heure, c’est deux fois moins de chance de faire une connerie.

Je vais lui chercher à boire pendant que je la laisse fureter et visiter. C’est calme donc, auditivement, je sais que mes deux trolls de coloc ne sont pas là. Leur présence se repère au bruit qu’ils font. Deux gamins.
J’avoue que quand nous sommes tous les trois, ça fait un gamin de plus. Heureusement que ma mère ne nous voit pas vivre au quotidien. Même si elle fait des tentatives de squattage mensuelles pour vérifier que tout se passe bien. Lawrence joue vachement bien la comédie et il raconte mieux que moi les choses que ma mère a envie d’entendre pour être rassurée. Alors, ma mère l’adore.

D’ailleurs, je me demande si elle sait que Win et lui sortent ensemble depuis deux mois.

Je passe la soirée, à m’occuper de Joséphine. Je lui fais une place dans ma chambre, sur mon lit pour qu’elle se mette sur le ventre et qu’elle ne bouge pas.

Le truc moldu que je préfère dans ma chambre, c’est la télévision et le lecteur Dévédé. Ca c’est une invention qui frôle le génie. Lawrence m’a fait découvrir plein d’inventions comme celle-là.

Je ne vous raconte pas ma tête le jour où j’ai découvert le répondeur téléphonique. En entendant la voix d’Adrian dans l’apparte, sachant qu’il n’y était pas j’ai cru qu’il me faisait une blague. J’ai passé deux heures à le chercher pour finalement comprendre que ça venait de la boîte noire. Il y avait d’autres voix aussi. J’en ai eu raz-le-chaudron, j’ai détruit la machine qui a fumé un peu. Puis, j’ai été pris d’un doute. Je suis retourné au local à poubelles pour récupérer l’engin. J’avais peur d’avoir tué Adrian par inadvertance... des fois qu’il ait été dans la boîte noire, enfermé par une force maléfique. Lawrence s’est foutu de moi pendant des semaines à cause de ça. En ce qui me concerne, je n’ai pas de coup de téléphone car je ne connais pas beaucoup de moldus. Pas au point qu’ils m’appellent chez moi.

Je mets un film dans le lecteur et on le regarde en silence. Je m’assois par terre, près du lit. Jo reste allongé au-dessus de moi. On attend que Lawrence et Winnie rentrent. C’est la fin des vacances de Noël. Ils profitent du temps qu’ils ont tous les deux car, à la rentrée, Win retournera en cours et Law à l’université.

Le film se termine. Je demande à Jo si ça va. Son dos. Elle fait 'moui.'
Pour l’avoir vécu sur tout le corps avant elle, je sais qu’un tatouage sorcier fait très mal. Je ne réplique rien à ses mensonges. Sa nuit va être horrible.

Les deux trolls rentrent. Adrian est surpris de voir Joséphine ici. Winnie moins. Ce qui me fait sourciller. Les deux filles se sautent dans les bras l’une de l’autre. Jo grince des dents mais elle ne dit pas que c’est à cause du tatouage. Je me demande pourquoi... je ne sais toujours pas que je suis le seul à pouvoir le voir.

Comme je suis de type pas causant, ce n’est pas moi non plus qui livre le secret du tatouage. Elles se le confieront seule à seule plus tard.

Les garçons sont aux fourneaux pendant que les filles sont dans le salon en train de discuter jovialement. Winnie m'engueule pour ses affaires en tas. Il paraît que j'ai tout mélangé... je lui dis, "Ah bon? Parce qu'avant c'était en ordre le soutif accroché à la bibliothèque?" Elle rougit en regardant furtivement Adrian et je fais comme si je n'avais pas vu ce regard, sinon je vais péter un plombs.

Dans la cuisine, je confie à Lawrence que j’ai tatoué Jo. Il sourit et me nargue: "Vous allez vous remettre ensemble! ça sent le câlin!" Je lui envoie une courgette à la gueule et la discussion est close.

Dîner sympa. On parle des cours, des vacances, des autres, de politique, du ministre de la magie et de ses enfants, de nos cadeaux de Noël, de tout et de rien. Evidemment, je suis celui qui parle le moins. Mais j’écoute. Winnie parle sans s’arrêter de tout ce qui lui passe par la tête. Chose étrange, elle ne me taquine pas comme elle a l’habitude de le faire en ce qui concerne Joséphine. Elle reste discrète sur sa présence. L’idée que l’ancienne Poufsouffle reste à la maison une semaine la remplie de joie. Elles prévoient d’aller faire les courses demain dans la journée pendant que je travaillerai. Lawrence fait une blague à chaque phrase. Je lui donne des notes pour ses blagues pourries: "2/10, seuil de la débilité. Repeat after me: I am a troll!" "9/10, le roi des clowns. Standing ovation." On rit.

Il se fait tard. Les filles débarrassent. Lawrence me demande discrètement où Joséphine va dormir. Il s’attend à ce que je dise avec moi. Je lui dis dans mon lit. Il sourit. "Et moi, j’irai dormir avec toi." Il sourit moins déjà. Il fait la tête. Il blague en disant qu’il me laisse sa chambre et qu’il ira dormir avec Winnie. Je lui fais part de mon regret que les filles aient déjà débarrassé la table sinon je lui planterai bien un couteau dans les fesses. Il ravale son rire. Flippe que je ramène sur table l'anecdote du soutif baladeur.

Finalement, Jo dort dans ma chambre et je me coltine le canapé rose. Adrian ronfle comme une scie.

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Day Two

Le lendemain matin, tête dans le chaudron, le réveil est marrant.

Je vois puce avec sa tête endormie du matin et mon cœur craque. Je me presse d’aller dans la salle de bains pour ne plus la voir. On se croise sur le pallier quand j’en sors. Je lui dis: "bonne journée, à ce soir. Bon shopping et empêche Win de dépenser tous ses Gallions de poche." Elles n’en feront rien et reviendront avec des sacs de courses pour s’habiller pour les six ans à venir.

Elles nous font un défilé avant le dîner afin de nous présenter leurs achats. Joséphine, à cause du tatouage, a du mal à marcher droit. C’est le mannequin le plus nul que j’ai jamais vu. Mais mon regard turquoise a du mal à sourire ou la quitter des yeux. Je la regarde comme un con. Je me dis que je l’aime et que je n’arriverai jamais à cesser de l’aimer.

Adrian me supplie de le prendre avec lui à la boutique demain. Cette journée de shopping avec les filles était un cauchemar. Il préfère que je lui tatoue les fesses avec mes aiguilles à tricoter plutôt que de revivre ça un jour. Je lui dis que je ne veux pas voir ses fesses mais qu’il peut venir s’il veut. Nous faisons la vaisselle.

Dodo. Mais la deuxième nuit, j’ai plus de mal à m’endormir. Je pense à Jo.




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MessageSujet: Re: Seven days   Jeu 13 Mar 2008 - 2:14

Day Three

Je me réveille, un rayon de soleil dans l'œil. Lorsque je me suis rendue compte que les volets n'étaient pas fermés la veille au soir, j'étais déjà allongée et en pleine crise de douleur aiguë. Même tendre le bras et saisir ma baguette m'était impossible. Ce matin ça va mieux, mais je sais que je ne dois pas faire de mouvements brusques. Sur le ventre, je plonge mon visage dans l'oreiller pour échapper à la cruelle lumière aveuglante. L'odeur qu'Adel a laissée dessus envahit mes narines. Mes traits de visages se détendent automatiquement. Je me sens repartir mais finalement ne me rendort pas. Je n'y arrive pas. L'odeur qui m'apaise me donne mal au ventre parce qu'après avoir pensé aux bons moments que j'ai passés avec lui, je repense aux erreurs que j'ai pu commettre.

Je sors ma tête de l'oreiller et ouvre les yeux. Je n'entends pas de bruit. Adel est parti, sans aucun doute. Winnie doit encore dormir. Adrian lui... je ne sais pas s'il a eu le courage de se lever pour aller à la boutique. Totalement dans le brouillard (comme d'habitude), je réussis a me mettre sur mes deux jambes. Ah oui... le dos chatouille encore! Je l'avais presque oublié!

J'enfile mon peignoir, j'ai toujours super froid en sortant du lit. Je passe par le salon pour aller à la cuisine. Mon regard se pose sur le canapé rose. On s'y fait à cette couleur. Je s'approche de lui. La couverture d'Adel est posée en boule dessus. Je m'y assois pour vérifier que ça soit réellement confortable et je me couche... sur le ventre bien sûr! Un peu trop dur, je trouve. Je me relève en douceur et prends ma baguette qui se trouve dans la poche de mon peignoir. Je jette un sors, puis me penche et appuis mes mains dessus. Là, ça devrait être mieux.

Je me redresse et vais dans la cuisine. Je me sers un verre de jus d'orange et le met intelligemment dans le four à micro-onde. Avec Adrian, j’étais pas dépaysé, lui aussi avait des origines moldues. Je m'appuis sur le plan de travail et regarde mon verre tourner dans l'appareil. Ça sonne. J'ouvre et me rends compte qu'il y a quelque chose d'anormal. Oui... qui a déjà fait chauffer du jus d'orange?? Ça a débordé. Il y en a sur le plateau tournant; ça colle... Je soupire... Je suis franchement tête d'ampoule des fois...

Heureusement que la magie est là ! Surtout le matin... Un coup de baguette... et c'est propre. Je n'ai plus envie de jus d'orange maintenant. Je n'ai envie de rien. Je vais dans la chambre de Win. J'ouvre la porte en grand... personne... Dans la chambre d'Adrian, idem. Je suis toute seule!! Je vais me laver... ça fait trop mal l'eau sur le tatouage. Je passe une heure dans la salle de bain. J’ai vraiment trop de mal le matin... je le sais bien. Au moment où je franchis la porte, celle de l'entrée claque. C'est Winnie! Elle est revenue avec des paquets dans les mains. Elle s'est mise en tête que nous devions faire à manger pour nos amoureux après leur journée de travail... Je ne la connaissais pas aussi ... clichée... ça m'étonne d'elle. Mais je me dis qu'elle est amoureuse et ça explique tout. Moi aussi je suis pareille.

C'est d'accord. On leur préparera à manger... ce qui coince c'est que je ne suis pas une virtuose de la cuisine. Je sais faire des plats simples mais c'est tout! Win propose un atelier DVD cet après midi. Elle a envie de voir le film avec le pirate. Je n'ai jamais eu l'occasion de le voir. On le regarde l'après midi... Je bave à moitié devant la TV : je veux le même bateau que lui!

On parle, on se raconte nos petites histoires... Les siennes sont toujours très drôles et... elle et Adrian n'avait pas attendu l'accord du grand frère pour le plus si affinité. Je lui avais dit la veille que je m'étais fait tatouée lorsque je mettais deux heures pour essayer des vêtements. De toute façon, elle s'en était doutée lorsqu'elle m'avait vu venir et que je n'arrêtais pas de grimacer à chaque geste. Je lui dis que ce tatouage est spécial et qu'elle ne peut pas le voir. Elle me demande si je vais enfin remuer mon derrière avec Adel et tenter quelque chose ce soir et débarquant en nuisette dans le salon...


- Tu mérites l'ASPIC de la trollerie, tête de citrouille.

Je lui explique que même si ça me démange, je ne lui sauterais pas dessus. Il a besoin de temps, il me l'a dit. Et je veux respecter ça. Je ne veux pas qu'il me fuie de nouveau. Mais ça ne m'empêche pas de m'attarder sur son visage à table, de rêver qu'il vienne me rejoindre le soir dans son lit et me prendre dans ses bras, de faire de mon mieux pour contrôler ma maladresse...

Lorsque les garçons rentrent le soir, Win s'empresse d'embrasser son amoureux. Je jette un coup d'œil à Adel et me force à sourire. On a l'air fin tous les deux à attendre que les deux autres se laissent respirer. Finalement ils se lâchent et on passe à table. Adrian nous fait l'inventaire de tout ce qu'il a pu faire dans la journée. Pas grand chose... à part saouler Adel... Le pauvre... Il a l'air fatigué d'ailleurs. L'ex Gryffondor a dû le vider. Je n'ai réussi qu'à faire le dessert. Win a fait le reste. Un fondant au chocolat. Je regarde leur tête... ils n'ont pas l'air dégoûté. Après le dîner nous sommes tous dans le salon. On joue aux cartes. Je ne comprends absolument rien aux règles du jeu. En même temps, mon dos me brûle atrocement. J'ai envie de m'allonger mais je ne veux pas aller toute seule dans la chambre. Je veux rester avec Adel.

Tout le monde file au lit. Je resterais bien avec lui pour parler ou je ne sais pas. Tout ce que je sais c'est que je ne veux pas m'éloigner. Dans quelques jours, je ne pourrais plus le voir. Je veux profiter à fond. En même temps, je n'ai pas envie de le saouler. Je vais dans la chambre et me change et m'allonge. Insomnie...

Vers deux heures du matin, je me lève et vais dans le salon. Je m'assois sur un fauteuil et je me lasse pas de le regarder. Je sais que je ne pourrais jamais me lasser de faire ça. Un affreux doute m'assaille. Je vais chercher la couette du lit et échange avec sa couverture. Comme ça il n'aura pas froid. Je me réveille cinq heures plus tard.



Day Four


J'ai servi le petit déjeuner. Je crois que Win n'est pas dans son lit... Je ne saurais pas vraiment l'expliquer mais j'ai une drôle d'intuition. Je vais me coucher dans le lit d'Adel. J’ai mal partout sauf à mon tatouage. J’entends Adel se lever, aller dans la salle de bain. Je le rejoints lorsqu'il est dans la cuisine. J'ai ma tête du matin et je suis totalement naze. Adel me fait la remarque que ce sont les céréales que je mets dans le micro-onde...

- Adrian est fatigué, il ne viendra pas aujourd'hui je crois. En plus ça te fera des vacances.

Je crois qu'il arrive à lire mes pensées. J'essais de les couvrir mais au final je les enfonce. Mon cœur bat de plus en plus vite lorsque nous sommes seuls tous les deux. J'ai du mal à agir et penser normalement. Je lui pose des questions sur ce qu'il doit faire aujourd'hui à la boutique : s'il a des tatouages de prévu, si Louange sera là... J'aime bien l'entendre parler de tout et de rien. Mais il doit partir... C'est l'heure... je l'accompagne jusque sur le pas de la porte. Lorsqu'il se retourne pour me saluer, je ne peux pas m'en empêcher, je l'embrasse sur la joue. Je referme doucement la porte. Je sens que je vais étouffer. Je retourne dans la chambre et m'allonge. Je dors jusqu’à l'après midi.

Il n'y a personne. Je vais me laver. Je passe le reste de la journée à dessiner. Dessiner n'importe quoi avec de la musique en bruit de fond. J'étale mes dessins par terre dans la chambre. Adrian, Win et Adel rentrent en même temps. Ils se sont retrouvés dans la rue de l'appart. Les deux amoureux sont allés au Cinémagic. Ils profitent du temps qu'il leur reste. Lorsque tout le monde se dirige vers sa chambre, je ne bouge pas d'un pouce. En fait, je ne sais pas comment le lui demander. Je me lance... et il accepte. C'est lui qui choisit le DVD. Je me dépêche de regrouper mes dessins éparpillés partout dans la pièce... Je ne suis pas sûre qu'il apprécie le bordel que j'ai réussi à faire en quelques heures.

Comme pour mon jour d'arrivé. Je suis allongée sur le lit et lui est assis par terre. Il ne comprend pas tout dans le film qui est très... moldu. Je ne peux pas m'empêcher de rire. J'adore son côté naïf. J’ai envie de passer mes doigts dans ses cheveux. Je les trouve trop longs. Je ne voix pas tout le film. En fait je n'ai pas vu grand chose. Je n'ai pas arrêté de regarder Adel. Mes yeux se ferment sans que je ne m'en rende compte. Mais je vais bien, j'entends son souffle près de moi.
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Adel Iscarioth
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MessageSujet: Re: Seven days   Sam 15 Mar 2008 - 16:09

Le DVD se termine. Je suis outré. C’est quoi cette histoire de Kill Bill? Les moldus sont des sauvages. Franchement, une femme habillée en Poufsouffle qui combat comme un samouraï. Toute cette violence et ces incohérences. Je tourne la tête pour demander à Jo ce que veut dire 'un colt' mais Puce dort profondément. Je souris devant ma belle au bois dormant. L'embrasse sur le front sans le désir de la réveiller. C'est dur de tenir devant son visage paisible. Comme elle la nuit dernière, je m'assois et je la regarde dormir. Je me rends pas compte que je pique du nez. Je m'endors comme une bouse la tête posée à côté de la sienne, les bras en support.

Day five

Je me réveille à cause de la douleur des courbatures. Je me réveille avant elle. J'en profite pour me faufiler dehors et cours à la douche. Je suis super en retard. Il est dix heures! Je croise Adrian en caleçon dans le salon. Il me voit sortir de ma chambre alors il fait des conclusions hâtives. Je fronce les sourcils avant qu'il ait pu dire un mot. Sa parole reste en suspend, il a l'air d'une carpe stupéfixée. "Bien, c'est bien, je vois que tu apprends vite," lui dis-je en me faisant un café, avant de filer à la salle de bains. J'en dégage ma sœur qui braille. Pas de chance pour elle, je suis le grand le frère et elle fait trois têtes de moins que moi.

Je me douche fissa, retrouve Winnie dans la cuisine dans une drôle de position avec Lawrence. Je gueule. Ils gueulent. Jo se réveille. Elle, elle ne gueule pas.

Ils finissent par me demander où je vais. Je hausse les épaules, toujours urgé par mon retard. Ils sont bêtes ou quoi? Je vais bosser. Je le leur dis avec dédain. Win se met à rire la première. Elle me raconte que je suis censé l'accompagner à King's Cross. On est samedi. Elle rentre lundi, doit être au château pour préparer sa rentée. Ah bon, on est samedi? La nuit près de Jo, m'a mis minable. Je pose mon sac et les regarde. Ils se mettent à rire. Je suis soulagé. On est samedi. Je ne travaille pas.

Je suis soulagé mais je n'accepte pas la moquerie pour autant. Un coup de baguette. Je fais voler un oreiller vers la tronche hilare de Lawrence. Win saisit sa baguette. Expelliarmus. Je lui expulse la baguette des mains.

- Tu rêves, petite. Tu es encore Tracée. Si tu crois que j'ai envie de finir ma journée au Ministère à expliquer que tu as voulu défendre ton chéri de l'attaque mortelle d'un oreiller, tu te fourres la baguette dans l'œil jusqu'à profond. Bouge, c'est une histoire de mecs.

Adrian prend sa baguette et nous voilà lancé dans une rixe bienheureuse où Winnie se défend corps et âme en m'envoyant de la farine. Jo se met de mon côté - nous sommes du côté salon, où les munitions sont limitées. Tandis qu'on se prend une mitraille d'œufs dont la plupart jetés maladroitement par ma sœur finissent contre le mur, je transforme la cuisine en salon. Bientôt nous n'avons plus d'oreiller ou de bouquins à lancer. On retourne l'appartement en moins de temps qu'il ne faut pour dire "bordel." Un tableau se décroche et tombe sur des verres qui se cassent. C'est le signe que nous devons arrêter. Les verres sont trop chiants à reconstruire. Nous passons le reste de la matinée à ranger en se vantant qu'un clan aurait pu exterminer l'autre.

Je sais que c'est la dernière journée que Lawrence et Winnie vont passer ensemble avant Pâques, alors je les laisse s'éclipser dans la chambre de Lawrence. Winnie avait l'air triste. Je n'aime pas quand elle est triste. Je préfère ne pas savoir ce qu'il se passe là-dedans, alors je dois trouver une activité. Jo. Je la regarde.

- T'es pas douchée, lui dis-je.

Elle va se doucher. Elle a de la farine partout dans les cheveux. Quand elle sort, je prends des nouvelles de son tatouage. Aujourd'hui, pour la première fois, ça va mieux. Beaucoup mieux.

Je vais dans ma chambre et fouille les tiroirs d'où je tire un flacon d'essence de Guyane.

- Allonge-toi sur le lit.

Elle s'allonge sur le ventre, comme ça, dans sa serviette de bain. Je lui explique que l'essence de Guyane va cautériser, adoucir, détendre et maintenir l'aspect du tatouage. C'est assez astringent au premier abord. Ca picote. Impossible de le lui mettre plus tôt sinon elle aurait jonglé. Mais après une dizaine de minutes, ça soulage et rafraîchit la peau.

La serviette abaissée jusqu'à ses hanches, je la masse. Lui dis que je me suis endormi par terre cette nuit. Qu'elle était jolie quand elle dormait. Qu'elle parlait dans son sommeil. "Ah, mince, et j'ai dit quoi?" Je lui souris et je lui dis: "tu as dit: 'Adel.' Beaucoup de fois. Au début, je pensais que tu m'appelais mais tu dormais. Tu as dis 'Adel, tu me manques'."

Il y a un silence. L'huile a bien pénétré. Je me lève du lit et la laisse s'habiller. Avant de sortir, je lui avoue qu'elle aussi me manque.

La journée passe. Nous accompagnions tous Win à la gare. Leur bisou n'en finit pas. Avec Jo, on regarde le ciel, on regarde par terre, on regarde partout sauf leurs lèvres qui s'embrassent. Eux aussi vont se manquer.

- Bon, Lawrence, tu peux vas la tuer si tu continues. Une apnée de vingt minutes, ça va. Bravo. Je te donnerai une médaille, on se tire?

Ils s'écartent en faisant la grimace. Le train siffle. Winnie vient me faire un câlin que je prends avec plaisir tandis que je lui glisse à l'oreille que je l'aime. Elle aussi, elle m'aime mais elle m'aimerait encore plus si j'étais moins chiant. Je la repousse vers la porte du wagon où elle a mis ses affaires. Elle salue Jo et nous crie par la fenêtre qu'elle est toujours vierge.

Je lui gueule en retour, en levant les bras au ciel d'un air furieux: "non mais est-ce que tout Poudlard a besoin de le savoir?!!!" Ma voix est couverte par les bruits du train qui s'en va. Elle est nulle cette sœur, heureusement que j'en ai d'autres.

Lawrence. Tiens, il a déjà déguerpi. Peut-être a-t-il eu peur que je demande confirmation. Le bougre a transplané. Je suis seul avec Jo.

Je l'emmène dîner dans un restaurant moldu. Italien. On parle peu mais on se sent bien.

En rentrant, je la laisse silencieusement rejoindre ma chambre et je m'allonge sur le divan en me maudissant de ne pas l'avoir embrassé dans l'ascenseur. Un peu de temps passe. Je me lève. Je me décide à aller vers la chambre. Ca ne peut plus durer. Au même moment, la porte de ma chambre s'ouvre. Jo a fait la même chose. On se retrouve débout, au milieu du salon. Sans parler.

Je m'approche doucement. Fais comme si j'avais en fait entrepris d'aller vers la salle de bains. Elle proteste. "J'ai mal," elle dit. Quand elle dit ça, je sais qu'elle ne parle pas du tatouage. Je m'arrête. Me retourne et m'élance vers elle pour l'embrasser. Le baiser est furieux, libérateur, je l'ai jamais serré aussi fort contre moi. Putain, je suis en train de faire une connerie, me dis-je en culpabilisant. Je l'embrasse et je ne pense qu'au jour où elle me trompera encore. J'ai encore de la rancoeur. De la peur. Pourtant, mes lèvres n'arrivent pas à se détacher des siennes. Sa langue, sa salive, ses seins contre moi et son cœur qui bat derrière sa chemise... d'ailleurs cette chemise n'est pas à elle. C'est une des miennes. Ses jambes nues contre les miennes, le besoin de la sentir, celui d'être en elle. Je ne sais pas comment on fait mais deux minutes plus tard, je n'ai plus de T-shirt et elle est nue sur moi.

Non. Je ne veux pas. Je n'ai pas encore les idées en place, me martèle ma tête.

Je me calme. Je me calme. Je me calme. Je la garde sur moi, mais je me calme. Putain, j'ai trop envie de lui faire l'amour. Calme. Tout s'arrête. Il n'y a plus que les entrelacs blessés que laissent nos respirations dans l'air de ma chambre. Je la retourne avec précaution sur le dos.

- Ca va, t'as pas trop mal? lui dis-je doucement, en restant contre elle.

Un petit non de la tête. J'ai ses yeux en plein dans les miens qui me disent, 'ne t'arrête pas Adel.'

Mon cœur a choisi de faire une crise de battements qui m'empêche tout autre geste. Je pose ma tête sur sa poitrine et je lui murmure ce que je peux. Mon tatouage. Tout entier. Il apparaît. Murmure...

- Puce... je t'aime.

Alors l'amour qu'on fait et les caresses qu'on se donne sont plus douces. Elle provoque mon corps comme dans mes souvenirs d'antan. Les baisers sont faramineux et m'emportent au vent de ses soupirs. Quand nos mains rencontrent nos anatomies, elles mettent en émoi nos soupirs lascifs. Quand j'entre en elle, je suis dans un plaisir sans remède que je pensais pour longtemps impossible. Je salue son corps recourbé par les assauts de tout le mien. Plus une seconde de nous n'appartient au temps qui passe. Je retrouve ses essences ensevelies sous la lumière de Vénus qui protège l'étreinte de sa chaleur ressuscitée.

- Je t'aime, Puce. Et plus que l'orgasme, mes yeux candides le lui montrent bien.




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MessageSujet: Re: Seven days   Ven 11 Avr 2008 - 18:19

Day Six

La journée commence dans ses bras, donc la journée commence bien. Etrangement mais bien. Le souvenir de nos corps qui s'abîment l'un dans l'autre me paraît presque irréel au moment où j'ouvre les yeux. J'ai du mal à réaliser qu'elle est là. Cela me paraît il y a longtemps la dernière fois où... j'ai du mal à citer les mots de l'amour mais je ne peux m'empêcher d'y repenser dans le détail pour me les rendre plus vrais. Plus vraie sa poitrine sur mes lèvres, plus vrai son ventre contre le mien, plus vrais ses soupirs, plus vrai la jouissance d'être de retour sur les plaines sinueuses et oblongues de Joséphine. Cela m'a tant manqué, qu'à présent que c'est vrai, j'ai encore peur d'être dans un mirage. Faux l'odeur de l'amour, faux sa tête endormie sur mon épaule que je n'ose pas bouger de peur de la réveiller et de mettre fin à mon songe. Je veux rêver encore. Je me rendors. En croisant les doigts.

Peut-être deux heures plus tard, c'est elle qui me réveille. Elle a quitté le lit. Elle a les cheveux qui défient la gravité et une serviette de bain autour d'elle. Elle fait flotter un plateau de petit déjeuner jusqu'au lit. Je suis encore dans les vapes mais j'ai la présence d'esprit de me dire: "OK, si elle ne le renverse pas d'ici le lit, c'est que je rêve."

Je souris à celle que je prends encore pour un effet de mon imagination et je la fixe avec inquiétude. Anxieux qu'elle soit un rêve plus qu'elle ne renverse le plateau à l'arrivée.

Le plateau flotte jusqu'au rebord du lit, elle cesse le sortilège un peu trop tôt. Inévitable choc du plateau avec le sol. Son visage affiche subitement la tristesse et la détresse des enfants qui viennent de construire un château de cartes qui s'effondre. Tous leurs efforts annihilés pour un coup de mal chance. Mais moi, je bondis du lit heureux comme un prince qui retrouve son royaume après la traversée du désert. Je sors des couvertures, me fichant de ma nudité, je passe par-dessus le terrain glissant de lait au chocolat, de pain frais et de miel qui s'écoulent sur le tapis de ma chambre et je l'attrape avec joie dans mes bras avant qu'elle rougisse plus ou qu'elle ne pleure. Si vous saviez comme je la serre. Je fais tomber la serviette car j'ai besoin et j'ai envie de la sentir nue contre ma peau. Sa chaleur, interdite d'avoir fait une bêtise. Tout, c'est Joséphine.

- Je t'aime, Puce.

Oh, oui, je l'aime. Je ne veux pas qu'elle soit triste d'avoir fait tout cela pour rien car sans le savoir, elle m'a sorti d'un songe qui promettait d'être un cauchemar d'où je n'aurais jamais voulu me réveiller tant que j'aurais pu être avec elle.

Le stress, l'angoisse, la peine du plateau du petit déjeuner... je ne sais pas, mais Puce pleure. Non, moi, je souris. Chagrin du matin, matin salé. Matin bonheur.

Une demi heure plus tard, nous avons rangé l'accident et préparé tous les deux un nouveau petit déjeuner. Dans la cuisine, Lawrence nous regarde en baillant avant d'être traversé par la lumière.

- Oh, oh! Vous avez couché!

Pour lui dire que oui, une fois n'est pas coutume, je lui balance ma tartine beurrée dans la tête. Cette tartine est maligne. Elle se colle à son front, côté beurre, avant de tomber minablement devant lui, sur la table de la salle à manger. Ce crétin la prend, impassible, et croque dedans en commentant.

- C'est pas trop tôt...

Le reste se dit la bouche pleine, alors, je ne comprends pas un traître mot mais dans l'ensemble, j’ai saisi qu'il était très content. Il finit la tartine, essuie le beurre qu'il a sur le front et va prendre sa douche.

Je souris à Jo. Lui propose de transplaner avec moi dans un endroit où nous n'avons jamais été et qui me tente depuis longtemps. Je ne lui dis pas où. On finit de petit-déjeuner. Quand Adrian sort de la douche, nous y allons, nous préparons, retrouvons les geste d'avant... ceux que nous avions naturellement quand nous étions ensemble. Je redécouvre ces gestes et m'épate devant chacun d'eux. Encore... Je ne peux m'empêcher de penser que je rêve.

Deux heures plus tard, nous sommes devant le bureau des cheminées internationales. Direction Sainte-Lucie, Marigot Bay.

Sur une île où la canicule domine la plage et le paysage enchanteur, il y a au large le bateau rénové de ceux qu’on appelle les Pirates de Castrie. Marigot Bay est leur plage. Un de mes clients m’en avait un jour parlé. Je veux aller en mer avec Joséphine. Je voudrais que, pour une fois, nous nous sentions seul au monde. Or, j’ai appris par l’intermédiaire de ce même client que cette île des Caraïbes était la seule proche des Etats-Unis, à n’avoir pas cédé à la domination d’Antarès. Les Pirates repoussaient les envahisseurs et prônaient l’Etat Indépendant des Iles Grenadines, de St-Vincent et de Ste-Lucia.

Nous arrivons par le bus de la ville de Castrie jusqu’à Baie Marigot. Sur un ponton déserté, un vieil homme nous regarde de travers lorsque nous approchons de la large barque qu’il s’apprête à relancer en mer pour rejoindre son vaisseau. Je lui demande comment faire pour se procurer un bateau pour deux jours et une nuit. Il essaye de me dissuader en me proposant un prix que je ne peux pas payer. Je négocie mais rien ne fonctionne. Ca m'énerve. Comme ça m'énerve, mon tatouage commence à apparaître sur la totalité de mon buste. Il fait chaud, Puce est en maillot de bain et moi, en bermuda.

Le pirate me dévisage et me questionne sur le tatouage.

Je lui dis que je suis tatoueur. Ses yeux s'illuminent.

- Très bien, mon garçon. Alors, toi et ta dulcinée, vous venez avec nous. Deux jours et une nuit... aux frais de la princesse si tu acceptes de tatouer les sept membres de l'équipage.

Je n'aime pas m'acoquiner avec ces gens-là. J'aurais préféré notre embarcation. A deux. Faire ce qu'on veut. Je ne suis pas un aventurier... j'interroge Jo des yeux, elle fait un petit oui de la tête. Dis... on dirait qu'elle est surexcitée! Elle est pas folle? Ces mecs sont des brutes. Ils pillent, ils volent... Ca n'a pas l'air d'effrayer Joséphine. J'accepte à une condition:

- D'accord... mais pour trois jours et deux nuits, dans ce cas. Je ferais deux hommes par jour et vous en dernier. Et quoi qu'il se passe, nous ne participons pas à vos pillages.

Le vieux éclate d'un rire tonitruant qui me glace le sang. Je le sens très mal. Il accepte.

- L'un des membres de l'équipage est ma fille. Elle va s'occuper de la demoiselle et lui montrer votre cabine. Vous serez nos invités. (quand il dit ça, je sens comme un truc... comme s'il se fichait de nous mais je ne dis rien.) Pendant ce temps, tu vas venir avec moi rencontrer mes hommes.

Nous montons dans son bateau et naviguons jusqu’à son navire.

Les pirates n'ont pas de baguette. Je me demande pourquoi... je me demande s'ils savent que nous sommes des sorciers. Pour le moment, je ne veux pas savoir. J'embrasse Jo et la fille du vieux arrive. Elle est habillée comme un garçon bien que son visage soit très fin et particulièrement féminin. Je n'aurais jamais pensé que cet horrible monsieur aurait pu concevoir une fille aussi jolie.

- Lys la Piquante. Approche, ma fille. Je te présente nos deux invités...

Sa phrase reste en suspend. Joséphine nous présente.

- Adel Iscarioth et Joséphine Campbell.

Lys nous scrute de la tête au pied avant de jeter un regard furibond à son père qui ne s'en laisse pas impressionner.

- Accompagne mademoiselle à la cabine des Stains, ils coucherons là, et donne lui de quoi se vêtir... convenablement. Je m'occupe du jeune homme.

Il me traîne dans les cales, puis nous revenons à la poupe. Sur le chemin, je rencontre:
- Pi, le plus jeune. Il doit avoir quinze ans. Un visage chérubin. Un bandana blanc autour du front.
- Duet et Moët, deux frères dont les mâchoires comportent à elles deux autant de dents qu'un seul être humain doit en avoir. Je me demande ce qu'ils ont fait de leurs dents. Leurs regards sont amusés presque railleurs.
- Brynes, aussi appelé Criquet à cause du bruit grinçant de sa jambe mécanique. Il est vieux, joyeux et au premier abord plus sympathique que Duet et Moët pourtant, une petite lueur grimacière brille dans son regard et me dicte de me méfier de lui.
- Miake Shongshû, surnommé le Nippon. C'est un grand et robuste japonais. Ses traits sont délicats et graciles. Il a un œil intelligent et distant mais il inspire tout de suite la probité des gens de son pays. Il ne parle pas un mot d'anglais.
- Le Ritale, qui ne semble pas avoir d'autre nom que Le Ritale. Charmeur malgré les nombreuses cicatrices sur le visage et sur le corps, il me fait deux vannes en moins de six secondes et me salue bien bas comme un membre de la haute.

Nous avons fait le tour. Le bateau quitte le port. Joséphine revient avec Lys... métamorphosée. C'est quoi cette robe? On dirait que nous sommes revenus au XIXème siècle. Puce porte une longue robe jaune d'un textile léger dont j'ignore le nom. Ses cheveux sont lâchés. Autour de la taille, Lys lui a donné une épée... je m'approche d'elles d'un pas rapide, la mine éberluée:

- Puce!! On peut savoir ce que tu fous avec une épée?
- C'est juste pour le style, me dit-elle fièrement.

Lys glousse, elle se fout de moi. Je lui renvoie un regard glacial. Elle rira bien quand Puce l’aura embrochée par erreur. Sur n'importe qui d'autre, je n'aurais pas eu peur mais je n'étais pas certain que les pirates se rendent compte qu'ils venaient de donner une arme à Joséphine... Enfin, quoi... elle était maintenant aussi dangereuse pour elle que pour les autres.

- Laisse ta Gravelle tranquille, s’elle veut l’épée, qu’elle gard’ don’ l’épée. Qu’elle s’avise de faire du mal à un d’nous et c’est la planche!

Ben bravo. Je me frappe le front. Résolument pas content.

- Et moi, je suis BarbeRousse, dit le vieux. Votre capitaine. Allez bandes de paresseux! Insectes vermineux! On se bouge, au travail! Ne me faites pas honte devant Adel, Le Tatoueur et Puce la Dangereuse.

Je crois que nous venions de nous faire baptiser... et ça ne me plaisait vraiment pas.

Puis, BarbeRousse vint vers nous:

- Le Tatoueur, quand nous serons au large, tu vas commencer par Le Ritale et Le Nippon... je veux que tu conçoives un tatouage qui relie tout l'équipe à mon commandement...

J'avais ma réponse. L'homme savait que nous étions sorciers...

La journée passa jusqu'au déjeuner. Nous mangeâmes ce que Le Ritale avait cuisiné et c'était plutôt bon. Après le repas, j'allai tatouer les deux premiers.

L'un voulut le tatouage sur la nuque, le second sur le bras. Les tatouages étaient identiques: ils représentaient le dessin qui illustrait leur étendard flottant sur le mat. J'en appris un peu plus sur chacun d'eux. Ils provenaient d'autres galères prises en otage par BarbeRousse.

Le Nippon ne cilla pas sous la douleur, ne parla pas, ne me regarda pas. Il hocha simplement la tête lorsque j'eus terminé. Le Ritale parlait sans discontinuer et il m'expliqua que le tatoueur auquel appartenait ce matériel était mort d'une fièvre qu'ils n'avaient su guérir. Cela faisait des mois que BarbeRousse attendait un remplaçant. C'était une chance que ce remplaçant fut un sorcier...

Joséphine suivit Lys qui s'en exaspéra vite. La fille du capitaine semblait avoir la tête dure. Grandir dans ces conditions... évidemment... Pourtant, bon gré, mal gré, elle montra à Puce le détail de la nef. Les cordages, les barils de poudre pour les canons, les armes dérobées aux navires qu’ils avaient attaqués. Elle lui apprit à faire des nœuds, à reconnaître les vagues et les vents, à lire une carte, à se servir d'une boussole, à se méfier des frères Moët et Duet, à accrocher les poulies...

Après le dîner, j'étais crevé et dégoûté de n’avoir pas pu passer plus de temps avec Jo.

Les frères fumaient une cigarette en nous regardant du coin de l'œil d'un peu plus loin sur le pont. Le Ritale s'entraînait avec Lys en un duel à l'épée que je suivais distraitement, assis à quelques pas, avec Joséphine dans mes bras.

- Hum... ce n'était pas ce que j'imaginais mais bon... lui confiai-je, tu n'as pas froid? Tu veux rentrer?




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Dans la colère rien ne convient mieux que le silence. Silence is a text easy to misread. It is more musical than any song. Silence is mine. Leave it to me.

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